dimanche 18 septembre 2016

« Parce qu'il rend un peu de vie aux défunts... »

Pour​ Célestine et pour vous et moi qui avons perdu à un moment de notre vie un être aimé :

« Parce qu'il rend un peu de vie aux défunts, leur permet de survivre dans notre pensée, le souvenir soigne la perte. Il la colmate en empiétant un peu sur la béance de l'absence. Au début, la mort et la douleur causée par la séparation définitive envahissent tout ; on ne perçoit que le manque, l'absence du disparu. Puis, peu à peu, la pensée recrée la présence, la douleur est infiltrée de réminiscences de moments heureux partagés, les morts redeviennent vivants dans nos souvenirs. Finalement, on se surprend à continuer une relation affective avec les morts qui nous sont chers. La vie nous a séparés, mais le lien perdure au-delà de la disparition. Et, inconsciemment, nous faisons tout pour préserver ce lien. Il y a une fidélité aux personnes disparues qui n'a rien à voir avec la pathologie. On la provoque, on l'entretient. Il suffit par exemple qu'une grand-mère meure pour qu'on évoque avec émotion sa confiture de cerises ou ses pommes de terre sautées à l'ail. Quelle que soit la saveur des confitures et des pommes de terre que l'on pourra manger par la suite, on les trouvera toujours moins bonnes, simplement parce qu'elles n'ont pas été cuisinées par la grand-mère. Les vivants ne feront jamais les choses comme le faisaient les morts, et c'est tant mieux. C'est une façon de garder une place aux défunts, de continuer à les faire vivre, de reconnaître qu'ils sont irremplaçables. »
-> Marcel Rufo - extrait de son livre : "Détache-moi !" (pp. 153-154)
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vendredi 16 septembre 2016

C'est une parenté faite de silences, de regards, ...

« J’ai toujours pensé qu’il y avait des familles sur la terre et que, en plus de ceux qui partagent votre sang et votre enfance, il y a aussi les familles du hasard, ceux que l’on reconnaît confusément comme étant son parent, son pair, son ami, son amant, comme ayant été injustement séparé de vous pendant des siècles que vous avez peut-être partagés sans vous connaître. Ça n’est pas ce qu’on appelle la famille de l’esprit ni celle des corps, c’est une parenté faite de silences, de regards, de gestes, de rires et de colères retenus, ceux qui se choquent ou s’amusent des mêmes choses que vous. Contrairement à ce qui se dit, ce n’est pas pendant la jeunesse qu’on les rencontre le plus souvent mais plus tard, quand l’ambition de plaire est remplacée par l’ambition de partager. »
-> Françoise Sagan

mercredi 14 septembre 2016

« La Part de l'autre »

« La plus haute nuisance n'a donc rien à voir avec l'intelligence ou la bêtise. Un idiot qui doute est moins dangereux qu'un imbécile qui sait. Tout le monde se trompe, le génie comme le demeuré, et ce n'est pas l'erreur qui est dangereuse mais le fanatisme de celui qui croit qu'il ne se trompe pas. »

LA PART DE L'AUTRE - Eric-Emmanuel Schmitt
« 5 octobre 1908 : Adolt Hitler recalé. Que se serait-il passé si l'Ecole des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute-là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d'artiste ? Cette minute-là aurait changé le cours d'une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde... »

Ma dernière lecture, un livre passionnant.

lundi 12 septembre 2016

dimanche 4 septembre 2016

Personne ne peut quitter son temps

Un texte que j'ai aimé lire chez ​ Jean-Jacques :

« Après Mai-68, beaucoup ont choisi de changer de vie à défaut de pouvoir changer le monde.
Ils sont partis vers des lieux alternatifs -île, montagne, désert- ou ont entrepris un voyage sans fin autour du monde.
Tout quitter est enivrant. Ce n'est pas la fuite du fugueur -un élan sans autre but que de quitter un plancher qui brûle sous les pieds-, ni de l'exil tragique du migrant poussé par la nécessité, ni la dérive du vagabond sans toit ni loi.
Cette rupture raisonnée porte un projet de vie, préférant la communauté à la famille étroite, le partage à la propriété, la nature à la ville, la frugalité du potager au consumérisme des grandes surfaces. Si de nombreuses utopies se sont effondrées sur des conflits de vaisselles pas faites, de jalousies amoureuses ou de griefs économiques, ces entreprises ont été riches et certaines demeurent encore bien ancrées dans leur "ailleurs meilleur" * , selon les mots du chanteur Robert Charlebois.
L'essentiel du tissu social contemporain, en France est nourri de migrations réussies. Cependant, si chacun peut choisir de quitter l'espace, personne ne peut quitter son temps. Nous avons beau naviguer dans l'espace, l'époque nous enserre. Nous ne sommes chez nous nulle part. Le chez-soi, du point de vue de l'anthropologue, reste une chimère.
Imaginons un propriétaire qui aurait un terrain étendu jusqu'à l'horizon. Quand il se murmure "ceci est à moi", son coeur gonfle de plénitude. Mais un marcheur, rien dans les poches, traverse ce même territoire. il n'est pas chez lui, mais il est au monde, précisément car ce dernier ne lui appartient pas. Au moment de mourir, cette condition de solitude sous le ciel, avec rien qu'un peu de temps restant, devient l'unique vérité de l'humain.
Le nomade le sait bien. Son expérience est anthropologiquement celle de l'espèce humaine circulant sur la planète au cours de l'hominisation . Elle symbolise aussi, physiquement et philosophiquement, le mode le plus intense de présence à soi et au monde dans nos sociétés déchirées de frontières meurtrières et de trouées de zones privatisées. »
-> Véronique Nahoum-Grappe

vendredi 2 septembre 2016

mardi 30 août 2016

Emmanuelle Bayamack-Tam

Une auteure à découvrir : Emmanuelle Bayamack-Tam.
J'ai lu : « Je viens », et je suis en train de lire : « Si tout n'a pas péri avec mon innocence ».
Je vous conseille vivement ces deux ouvrages. Quant à moi, je vais continuer à la découvrir à travers d'autres de ses écrits. Bonne lecture !

JE VIENS - ​ Résumé :
« Je viens vérifie la grande leçon baudelairienne, à savoir que le monde ne marche que sur le malentendu. Je viens mouline les sujets qui fâchent, le racisme qui a la vie dure, la vieillesse qui est un naufrage, la famille qui est tout sauf un havre de paix. Je viens illustre les lois ineptes de l’existence et leurs multiples variantes : l’amour n’est pas aimé, le bon sens est la chose du monde la moins partagée, les adultes sont des enfants, les riches se reproduisent entre eux et prospèrent sur le dos des pauvres, etc. Mais pour accablante qu’elle soit, la réalité devrait pouvoir s’écrire sans acrimonie, dans une langue qui serait celle de la farce ou du vaudeville : Je viens, c’est aussi la proclamation par Charonne de sa volonté de redresser les torts, de parler contre les lois ineptes et de faire passer sur le monde comme un souffle de bienveillance qui en dissiperait la léthargie et les aigreurs. »

SI TOUT N'A PAS PERI AVEC MON INNOCENCE - ​ Résumé :
« Kim, la narratrice, grandit dans le sud de la France, au bord de la mer – qu’on voit danser de temps en temps dans ce roman. Elle est entourée d’adultes immatures, cruels et déraisonnables : affligée d’un bec-de-lièvre, sa mère se lance sur le tard dans une carrière de stripteaseuse ; son père, qui a tatoué ses cinq enfants d’une étoile bleue sur l’occiput, brille par sa faiblesse et son insignifiance ; son grand-père est un insupportable fanfaron, et sa grand-mère sombre peu à peu dans la folie avant de regagner l’Algérie fantasmatique de son enfance. Heureusement, pour l’aider à survivre à une enfance calamiteuse, Kim a l’amour inconditionnel de ses petits frères, la gymnastique rythmique, la lecture de Baudelaire, et ses nuits fauves avec son prince ardent. Sans compter qu’elle ne va pas tarder à rencontrer sa sorcière bien-aimée en la personne d’une sage-femme à la retraite – à moins qu’il ne s’agisse d’une vieille pute sur le retour ? En fait de retour, on assiste aussi à celui de Charonne (déjà présente dans Hymen et surtout dans Une fille du feu) qui fait basculer (in extremis) cette histoire du côté de la beauté et de l’énergie vitale. Comme les précédents livres d’Emmanuelle Bayamack-Tam, celui-ci se propose d’illustrer quelques unes des lois ineptes de l’existence. Le titre est emprunté aux Métamorphoses d’Ovide : comme Philomèle, Kim survit aux outrages, mais contrairement à elle, on ne lui a pas coupé la langue, ce qui fait qu’elle raconte, dans une langue qu’Emmanuelle Bayamack-Tam a voulue à la fois triviale et sophistiquée, comment l’esprit vient aux filles. Or, on sait depuis longtemps qu’il leur vient par les chemins à la fois balisés et inextricables du désir charnel. Pour Kim, il empruntera aussi ceux de la poésie du XIXe, ce qui fait que Si tout n’a pas péri avec mon innocence se veut aussi récit d’une vocation d’écrivain. »

vendredi 26 août 2016

PUB !!!

En avril 2016, j'ai créé un nouveau blog. Je pense que certains ne sont pas au courant. C'est un blog qui ressemble un peu à  "Des mots pour le dire" (blog fermé actuellement), un blog plus intime que celui-ci, avec des questionnements, des réflexions, des mots, des pensées, quelques photos aussi. Je vous invite donc à venir y faire un tour. Merci ! (sourire)
C'est ici (petit clic sur ce lien) ->​ Des mots des pensées
 

samedi 20 août 2016

Des photos et des mots...

 Au marais de Séné (Morbihan), j'ai vu d'étranges créatures...

mais aussi de beaux oiseaux :

A La Gacilly, j'ai pu admirer de très belles photos :

  

parfois dérangeantes...

J'ai lu et je me suis imprégnée des mots de Christian Bobin :

et j'ai continué à admirer et à savourer ! (et je n'étais pas la seule...)

A Lizio, je suis rentrée dans le monde imaginaire du poète ferrailleur :

J'ai regardé les hortensias bretons et leurs si belles couleurs :

Je me suis arrêtée pour regarder un joli petit pyrrhocore égaré :

De retour en Haute-Loire, je suis allée marcher sur les roches de la coulée de lave de Bourianne :


J'ai une fois de plus admiré les volcans d'Auvergne (vue de la tour de Roche-en-Régnier), 
et je me suis dit que j'avais vraiment de la chance d'habiter une si belle région !

Je reviens bientôt, bientôt !... (sourire)

mercredi 10 août 2016

Mes 4 petits gars !

En attendant que je revienne pour de bon, voici une photo de mes quatre petits gars, photo faite vendredi dernier sur une plage bretonne lors de notre semaine de vacances avec toute notre petite famille réunie.
C'est cela le bonheur, non ? (sourire)


lundi 25 juillet 2016

Il est difficile d'oublier...

« Il est difficile d'oublier tant que l'on a de la mémoire. »
-> Claude Lelouch, dans "Itinéraire d'un enfant gâté".

samedi 16 juillet 2016

BLADI, Souad MASSI, « Arrêtez de faire la guerre... »

Une magnifique chanson de Souad MASSI tristement d'actualité...


Traduction :

Mon pays, là où j'ai vécu et grandi 
Mon pays, là où j'ai pris conscience 
Mon pays, là où j'ai aimé tant de choses 
Mon pays, combien de fois ai-je pleuré pour toi 

La Terre est devenue un enfer 
Le feu a brûlé le printemps 
Arrêtez de faire la guerre 
Vous faites la guerre à des enfants 

Il n'en restera que la vérité 

Mon pays, ton état déchire les cœurs 
Mon pays, tu as défié les extrêmes
Mon pays, du feu il ne restera que des cendres 
Mon pays, il ne restera que des pierres dans le fleuve. 
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dimanche 10 juillet 2016

Mais où est-ce donc ?...

Devinerez-vous le nom de cette ville en regardant ces photos prises hier soir à la nuit tombante ? Je m'y trouvais vendredi et samedi pour une occasion spéciale. Ceux qui sont au courant, chuutt... laissez chercher un peu les autres (sourire). Cette ville, que je ne connaissais que très peu, m'a conquise définitivement...



Je vous mets la photo ci-dessous pour vous aider (peut-être) un peu. Les deux premiers clichés ont été faits du haut de la colline où se trouve cette croix qui s'illumine dès la tombée de la nuit et que l'on peut voir d'en bas.


Et celle-ci devrait aussi vous aider :


Je peux vous dire aussi que j'y suis allée pour assister entre autres à un Festival de rue...
Alors, avez-vous trouvé ? Ou faut-il que je vous donne d'autres indices ?...

Allez, je vous donne la réponse. Il s'agit de la ville de MENDE qui se situe en Lozère !
Merci à vous d'avoir joué le jeu, et bravo à ceux qui ont trouvé ! :-)
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dimanche 3 juillet 2016

Le syndrome du gisant

Je viens de finir de lire un ouvrage passionnant sur « Le syndrome du gisant : un subtil enfant de remplacement ». Dans toutes les familles, ou presque, on peut trouver des "gisants". Je suis peut-être une gisante, vous êtes peut-être un gisant, une gisante...
Je vous laisse lire le résumé ci-dessous, et regarder la vidéo (elle ne dure que 11 mns). Le docteur Salomon Sellam explique très simplement de quoi il s'agit. Prenez le temps, c'est très intéressant.

« Le syndrome du gisant, un subtil enfant de remplacement », du Dr Salomon Sellam.
Quatrième de couverture :
« Notre première mort est biologique. Notre cœur s'arrête. Notre cerveau dépose ses armes. Notre âme prend ses bagages. Nos omoplates se déploient et nous reprenons notre vol. Notre seconde mort survient ensuite, plus ou moins vite, au moment où plus personne ne pense à nous. La tombe n'est plus fleurie, les herbes folles envahissent progressivement notre "suite". Seule et pendant de longues années, demeure gravée dans le marbre, notre identité de locataire terrien notre nom, notre prénom, notre date de naissance et celle de notre départ. Quelquefois, avant cet oubli définitif, les personnes, concernées par notre décès trop prématuré ou source de souffrance, entretiennent notre mémoire à l'aide d'une date, d'un prénom. Notre mémoire, en attente, restera encore reliée à la terre. Puis, un enfant va naître. A son insu, en possède-t-il une partie ? Peut-être ? Dans ce cas, malgré nous, nous vivrons encore, par l'intermédiaire de son corps, de sa voix et de sa pensée. Pour le clan, rassuré, la relève est assurée... »
- « La mise en évidence, preuves à l'appui, de la mise en route d'une Dynamique Automatique de Réparation Transgénérationnelle à la suite d'un drame familial à type de décès ressenti comme trop prématuré, "non admis", injustifié/injustifiable et ses répercussions généalogiques sur plusieurs générations pouvant aboutir à des conséquences médicales, psychologiques ou psychiatriques. »

jeudi 30 juin 2016

Mon massif de fleurs "en vrac"...

Contrairement aux apparences, ce blog n'est pas en train de devenir un blog photos, non, mais pour l'instant c'est la nature qui me parle, elle est tellement belle. Et puis ce blog évolue, en même temps que moi. Ici je ne déposerai dorénavant que mes photos, mes lectures, quelques citations. Peu d'écriture intime. Je réserve celle-ci à mon nouveau blog "Des mots, des pensées". Ce n'est pas très compliqué, en fait, il suffit juste de me suivre (sourire).

Donc, aujourd'hui, voici quelques photos de mon massif de fleurs "en vrac", celui que je préfère. C'est un massif où je laisse pousser les fleurs comme elles le désirent. Ce petit rosier est devenu un églantier magnifique, voyez comme il s'étale. Il est accompagné d'oeillets sauvages. Il y a ces petites fleurs jaunes aussi dont j'ai oublié le nom (si quelqu'un sait...) Et puis il y a les autres qu'on ne voit pas : des phlox (et non des flocs ;-)), des géraniums sauvages blancs, de la menthe aussi au travers. Toutes ces fleurs se partagent le massif. Il arrive qu'elles changent de place. Je les laisse faire, je ne les touche pas. Sauf à l'automne où je les taille bien sûr mais c'est pour leur bien.




lundi 27 juin 2016

Des photos, des photos, encore des photos

Ce matin, lors d'une balade tout près de ma petite maison bleue :






Et voici ma copine à quatre pattes : Bergère. Elle est à mon cousin qui est berger. J'adore cette jeune chienne de deux ans, et je crois bien que c'est réciproque. Mais que c'est difficile de la prendre en photo, elle ne veut pas poser, elle ne veut que des caresses ! :-)


Ah ! quand même ! (sourire)


mercredi 22 juin 2016

Idée fixe

« Le meilleur moyen de ne pas avancer est de suivre une idée fixe. » (Jacques Prévert)

dimanche 19 juin 2016

Le pinson des arbres

Grâce à ce site :​ Chant des oiseaux que j'adore, j'ai pu identifier ce petit oiseau photographié il y a une quinzaine de jours en Bretagne. Il m'a vraiment amusée. Il n'arrêtait pas de siffler, posé sur une branche qui lui servait d'ailleurs de balançoire (on ne la voit pas bien sur la photo). Il n'était pas très loin des gens qui passaient, et en était nullement intimidé. A mon avis, il devait faire la cour à sa belle (sourire).

La photo n'est pas très réussie, car le temps était maussade, et il manquait de luminosité et de couleurs. J'ai essayé d'en rajouter mais ce n'est pas terrible. Je vous la présente tout de même car j'ai aimé cet instant.

Si vous voulez écouter le chant du pinson des arbres,cliquez sur le lien du site qui se trouve au début de ce billet.


vendredi 17 juin 2016

Balade aux alentours de St Just St Rambert (Loire)

L'église de St André de St Just St Rambert.

Des fleurs tout le long de la balade : roses, bleuets, coquelicots...



Mais qu'est-ce donc que cette plante ? Moi, je sais. Et vous ? :-)


J'adore les deux photos ci-dessus ! :-)

Petit clin d'oeil à M.Th. Moi, je préfère les salades de mon jardin ! :-)
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